lundi 17 mai 2010

Poême dédié à notre instrument

Un Cello gémit de tendresse,
Sa noble voix, éperdument
Semble bercer une détresse
Qui m'interpelle gravement,
Jusqu'au tréfonds de la ferveur
Jusqu'au plus profond de mon cœur;
Ce lamento n'est pas faiblesse
Mais vœu ardent, haute promesse
Incantation vers la lumière
Et testament d'âme en prière
Fuyant des mots la vanité
Car elle entend l'éternité
Dans son mystère, son tourment
Dans sa candeur d'enfantement.

21 Octobre 1980
E. L. Rey